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Devant plus de 250 professionnels réunis lors de la cérémonie des vœux du Groupement des entreprises de sécurité (GES), le président Abdelhamid Faddeoui a dressé un constat à la fois lucide et déterminé. Si le secteur aborde la nouvelle année avec un niveau de maturité inédit et une capacité renforcée à agir collectivement, il demeure fragilisé par un contexte économique tendu et des modèles tarifaires “déconnectés des coûts réels“.
La présence de Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur a été saluée comme un signal politique fort, traduisant une reconnaissance attendue par la filière. Cette confiance engage toutefois une exigence réciproque : celle de consolider durablement un secteur désormais reconnu comme un partenaire essentiel de la sécurité nationale.
Sur le plan économique, l’alerte est claire. “En trois ans, les salaires ont augmenté de plus de 20 %, contre seulement 11 % de revalorisation tarifaire“. Une situation difficilement soutenable pour un secteur à forte intensité de main-d’œuvre, qui ne peut plus servir de variable d’ajustement budgétaire. “Le lancement de la mission conjointe IGA–IGF va dans le bon sens et a posé les bases d’un diagnostic partagé“.
Parmi les priorités identifiées figurent la garantie financière, considérée comme un levier de stabilité et de protection, et l’encadrement de la sous-traitance afin de préserver la qualité et la loyauté du marché. Le Livre blanc publié il y a un an rappelle par ailleurs que toute évolution des missions doit reposer sur des bases économiques solides. Les professionnels appellent désormais à la reprise des travaux, avant tout élargissement du périmètre d’intervention.
La sécurité incendie apparaît comme l’un des chantiers les plus urgents, en raison de multiples incohérences réglementaires. En parallèle, la filière souhaite anticiper les enjeux émergents — caméras-piétons, vidéosurveillance algorithmique, inspection visuelle des coffres ou effectifs minimaux — afin de les encadrer plutôt que de les subir.
Dans un contexte de menaces durables et d’instabilité internationale, la sécurité privée affirme son rôle de pilier de la sécurité nationale, sans remise en cause des prérogatives régaliennes de l’État. Unie et organisée, la profession se dit prête à relever les défis de 2026, avec un mot d’ordre : responsabilité, dialogue et clarté.
Auteur: Abdelhamid FADDEOUI Président du GES (Groupement des Entreprises de Sécurité privée)